Gospel Music for Management !

On a beaucoup parlé de motivation dans les entreprises, poussant les salariés dans leurs extrémités afin de leur montrer qu’ils peuvent faire toujours plus.

Le fameux « saut à l’élastique » utilisé à une certaine époque avait pour seul objet de confronter l’individu à sa propre mort et à lui démontrer qu’il pouvait surmonter toutes ses peurs, rendant ainsi tout possible y compris son engagement intégral en faveur de sa société.

Que de la violence dans cela et en aucun cas le respect nécessaire pour que la personne se sente valorisée et souhaite s’impliquer

Respecter les personnes passe la prise en compte de ce qu’elles vivent, de qu’elles sont et de ce qu’elles souhaitent et ressentent.

TPCD a œuvré de manière expérimentale sur le retour à l’emploi de publics cadres, plus spécifiquement de femmes en « transition de vie ».  L’ensemble de la démarche était axé sur le fait qu’a priori de la recherche d’emploi devait se situer une étape de quête de bien Etre personnel sans laquelle rien n’était possible mais surtout durable.

Tous les psychologues savent que les schémas de croyance propres à chaque individu impliquent des phénomènes de reproduction des mêmes erreurs, que ce soit dans la vie privée ou la vie professionnelle.

Les neurosciences ont travaillé sur ces sujets, apportant une meilleure compréhension des fondamentaux biologiques qui guident motivations et comportements. A ce titre, les divers articles sur le rapport entre musique et performance apportent un éclairage favorable et valident une approche douce de l’amélioration des performances par la musique

Le Gospel a notamment permis aux esclaves des champs de coton de développer un langage propre, susceptible de leur faire envisager un autre avenir, le langage religieux n’étant souvent qu’une façon acceptée par leurs maîtres de nommer différemment leurs aspirations de liberté (Heaven), de vie (God). Cette prière (Praise) leur a aussi donné de la force car elle est chantée et que dans cet espace de liberté du chant, l’individu peut s’exprimer pleinement, oublier ses difficultés et trouver de la force et de la motivation.

Il semble que de la douceur et de la musique ne peuvent qu’améliorer le Bien Etre au travail tout en se faisant plaisir … mais aussi gainer les muscles abdominaux et le dos, réduisant ainsi (gratuitement) un des maux de ce siècle !!!

Ce qui ne doit pas occulter le nécessaire effort de management qui pour exploiter ce nouvel élan doit trouver de nouvelles approches, plus adaptées à nos temps actuels et remplacer l’encore bien trop souvent présent management directif générateur de conflits, par un management collaboratif basé sur la négociation et la médiation

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Equipes de France

Il est intéressant de remarquer dans la déroute sportive et managériale de l’équipe de France ce que nous constatons si souvent en entreprise ou dans les associations.

Dans un premier temps, la surface des choses fait apparaître de mauvais résultats avec des personnes qui ne se bougent pas beaucoup.

Le deuxième niveau d’analyse permet de poser la question du management. Bien souvent, nous rencontrons un petit chef, sur de son fait, qui se moque du monde et ne respecte personne tant il est attaché à ses prérogatives et tant sa vision globale est réduite. S’y rajoute souvent un autoritarisme forcené qui masque mal la compensation du manque de confiance en soi.

Rares sont les cas d’égocentrisme hypertrophié comme dans le cas de Domenech mais quand nous les rencontrons, ce dernier facteur accentue dramatiquement la situation.

Face à ces insuffisances flagrantes, il s’agit de comprendre comment il est arrivé là, qui a accepté cette situation et s’y est attaché contre vents et marées, alors même que les indicateurs démontrent depuis longtemps l’incompétence.

Nous remontons souvent alors à la racine du mal, soit un dirigeant qui ne veut pas reconnaître ses erreurs et accepter de changer de posture tant qu’il en est encore temps. A nouveau, se retrouve une incapacité à changer, à accepter de collaborer réellement avec des personnes qui peuvent apporter compétences et avis éclairés. Le mal être de l’encadrement se retrouve souvent dans ces cas et le taux de dépression spectaculaire de l’encadrement français en est la preuve. France Telecom a montré jusqu’où cela pouvait mener !

Aussi décevant voire incompréhensible que cela soit et que surtout cela puisse perdurer, nous témoignons que cette situation est fréquente. La médiatisation du sport permet de bien visualiser ce qui se passe dans ce cas. Mais tous les jours se retrouvent abattus des cadres compétents mis au placard de l’action par des  supérieurs trop sûrs de leur fait.

Or ce que tout le monde n’a pas compris, c’est que seule la compétence procure la vraie autorité. Celle qui va fournir un vrai leadership qui fait que les gens se dépassent avec motivation puis bonheur. Les équipes de handball le prouvent régulièrement depuis plus d’une décennie, elles qui changent de génération de joueurs, qui remplacent leur entraîneur mais conservent la même compétence à valoriser les talents, la même ouverture, le même respect des joueurs… et qui cumulent du coup les résultats positifs !

Si nous ne pouvons dire que notre pays possède l’apanage de ce boulet, il faut constater la lente descente de l’efficacité économique de la France validée par l’OCDE depuis longtemps. Nous considérons qu’une bonne partie du problème est culturel, l’individualisme à la française étant relayé, ce que tous les étrangers vous confirmeront, par la certitude d’en savoir plus que les autres.

Alors effectivement de temps en temps De Gaule ou Zidane donnent l’impression que nous pouvons déplacer des montagnes. Mais pour ces rares personnalités qui transcendent la fonction, combien de présidents autocrates ou de cadres sans génie ni envie ?

L’éducation à la française et les codes sociaux de notre pays donnent plus envie de briller que de réussir, plus envie d’exister que de construire, plus d’envie de paraître que d’être.

Dans un monde aussi complexe, personne ne peut prétendre à la connaissance absolue et n’est en mesure de se passer de la richesse que peut lui apporter l’autre, divers et rempli des connaissances et compétences acquises dans un univers et une histoire différents.

L’observation du sport est toujours édifiante en management, alors tirons en des conséquences positives pour tous les environnements où la performance dépend d’une équipe… c’est à dire quasiment tous !!!

Acceptons le partenariat et le travail en équipe, modifions les règles de gouvernance et souvenons nous que rien ne se construit de manière durable sans effort, seul et sans envie de changement.

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Le conte de l’arbre – Henri Gougaud

Dans un pays aride s’élevait autrefois un arbre prodigieux. Sur la plaine, on ne voyait que lui, largement déployé entre les blés et le ciel. Personne ne savait son âge.

Des femmes stériles venaient parfois le supplier de les rendre fécondes, les hommes en secret cherchaient auprès de lui des réponses à des questions inexprimables, mais personne jamais ne goûtait à ses fruits. Ils étaient pourtant magnifiques, si luisants et dorés le long de ses deux branches maîtresses qu’ils attiraient les mains et les bouches des enfants ignorants.

Eux seuls osaient les désirer. On leur apprenait alors l’étrange et vieille vérité.

La moitié de ses fruits était empoisonnée. Or tous, bons ou mauvais, étaient d’aspect semblable. Des deux branches ouvertes en haut du tronc énorme, l’une portait la mort, l’autre portait la vie, mais on ne savait laquelle nourrissait et laquelle tuait. Et donc on regardait, mais on ne touchait pas.

Vint un été trop chaud, puis un automne sec, puis un hiver glacial. La famine envahit le pays. Seul sur la plaine, l’arbre demeura immuable. Aucun de ses fruits n’avait péri.

Les gens, voyant ce vieux père miraculeusement rescapé des bourrasques, s’approchèrent de lui, indécis et craintifs. Ils se dirent qu’il leur fallait choisir entre le risque de tomber foudroyés, s’ils goûtaient aux merveilles dorées qui luisaient parmi les feuilles, et la certitude de mourir de faim, s’ils n’y goûtaient pas.

Comme ils se laissaient aller en discussions confuses, un homme dont le fils ne vivait plus qu’à peine osa soudain s’avancer. Sous la branche de droite il cueillit un fruit, le croqua et resta debout, le souffle bienheureux. Alors tous à sa suite se bousculèrent et se gorgèrent des fruits sains de la branche de droite qui repoussèrent aussitôt, à peine cueillis, parmi les verdures bruissantes.

Les hommes s’en réjouirent infiniment. Huit jours durant ils festoyèrent, riant de leurs effrois passés.

Ils savaient désormais où étaient les rejetons malfaisants de cet arbre : sur la branche de gauche. Leur vint une rancune haineuse. À cause de la peur qu’ils avaient eu d’elle, ils avaient failli mourir de faim. Ils la jugèrent bientôt aussi inutile que dangereuse. Un enfant étourdi pouvait un jour se prendre à ses fruits mortels que rien ne distinguait des bons. Ils décidèrent donc de la couper au ras du tronc, ce qu’ils firent avec une joie vengeresse.

Le lendemain tous les bons fruits de la branche de droite étaient tombés et pourrissaient dans la poussière. L’arbre amputé de sa moitié mauvaise n’offrait plus au grand soleil qu’un feuillage racorni. Son écorce avait noirci.

Les oiseaux l’avaient fui. Il était mort.

© Henri Gougaud

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La formation tout au long de la vie

De l’ouverture à la collaboration: l’enjeu majeur de la formation tout au long de la vie

Les hommes politiques pronent beaucoup l’ouverture .. la question étant de savoir sur qui, sur quoi ! L’autre camp, les autres citoyens ?

Peu de gens sont dupes: Gagner la prochaine élection est la véritable motivation alors que le profond respect de nos concitoyens semblerait beaucoup plus utile

Il y a des gens compétent des deux cotés de l’échiquier politique, ces progressistes dont nous avons tant besoin et qui se retrouvent obligatoirement sur la nécessité d’associer les simples citoyens à la gestion de leur avenir. Si gouverner c’est prévoir, c’est aussi écouter et intégrer les expériences et les différences pour enrichir la décision finale qui impliquera tant de gens

Restreindre la politique à l’exercice du pouvoir oblige malgré tout à ne pas omettre le sens collectif et la responsabilité. Nous avons tous à nous préoccuper et à nous occuper de nos concitoyens, à fortiori quand ils se situent dans la souffrance, qu’elle soit le fruit de problématiques personnelles (isolement, maladie, vieillesse, maltraitances, racisme, misère…) ou professionnelles (chômage, manque de compétences, exclusion…)

C’est pour cela que la formation tout au long de la vie semble un enjeu qui dépasse très largement le simple fait de l’apprentissage. La formation est potentiellement une assurance contre certaines problématiques professionnelles déjà évoquées, mais aussi une possibilité librement choisie et individuellement responsabilisante de rêver puis de vivre son futur.

Si l’aménagement du territoire et l’urbanisme définissent sur le très long terme nos cadres de vie en commun, la formation tout au long de la vie permet de définir son projet de vie personnel et donc de se situer dans le libre arbitre. N’est ce pas cela la liberté et une des réponses véritablement crédibles à toutes les exploitations de l’homme par l’homme ?

Si les décideurs des partis ne se préoccupent que des jeux électoraux au détriment des enjeux de fond, ils se situent dans des logiques individuelles et court terme de la vision politique. Et font accessoirement mais d’une autre manière (quoi que…) la même chose que leurs adversaires.

Nous devons tous participer à la reflexion qui ne manquera pas de s’engager sur ce thème car nous sommes tous finançeurs, entreprises ou salariés, des fonds de la formation et donc tous concernés à un moment ou un autre de notre vie professionnelle

Il faut absolument se situer dans une vision long terme que chacun (individu ou organisation) doit pouvoir se réapproprier pour autant que l’intérêt collectif prime sur l’attente individuelle.

A l’heure des débats de façade et des lois proposées au gré des soubresauts de l’actualité, poser le problème de la formation initiale et celui de la formation continue en cohérence permet d’inscrire le débat dans une véritable logique citoyenne et la politique dans son rôle le plus noble, celui de penser notre futur.

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