De l’ouverture à la collaboration: l’enjeu majeur de la formation tout au long de la vie
Les hommes politiques pronent beaucoup l’ouverture .. la question étant de savoir sur qui, sur quoi ! L’autre camp, les autres citoyens ?
Peu de gens sont dupes: Gagner la prochaine élection est la véritable motivation alors que le profond respect de nos concitoyens semblerait beaucoup plus utile
Il y a des gens compétent des deux cotés de l’échiquier politique, ces progressistes dont nous avons tant besoin et qui se retrouvent obligatoirement sur la nécessité d’associer les simples citoyens à la gestion de leur avenir. Si gouverner c’est prévoir, c’est aussi écouter et intégrer les expériences et les différences pour enrichir la décision finale qui impliquera tant de gens
Restreindre la politique à l’exercice du pouvoir oblige malgré tout à ne pas omettre le sens collectif et la responsabilité. Nous avons tous à nous préoccuper et à nous occuper de nos concitoyens, à fortiori quand ils se situent dans la souffrance, qu’elle soit le fruit de problématiques personnelles (isolement, maladie, vieillesse, maltraitances, racisme, misère…) ou professionnelles (chômage, manque de compétences, exclusion…)
C’est pour cela que la formation tout au long de la vie semble un enjeu qui dépasse très largement le simple fait de l’apprentissage. La formation est potentiellement une assurance contre certaines problématiques professionnelles déjà évoquées, mais aussi une possibilité librement choisie et individuellement responsabilisante de rêver puis de vivre son futur.
Si l’aménagement du territoire et l’urbanisme définissent sur le très long terme nos cadres de vie en commun, la formation tout au long de la vie permet de définir son projet de vie personnel et donc de se situer dans le libre arbitre. N’est ce pas cela la liberté et une des réponses véritablement crédibles à toutes les exploitations de l’homme par l’homme ?
Si les décideurs des partis ne se préoccupent que des jeux électoraux au détriment des enjeux de fond, ils se situent dans des logiques individuelles et court terme de la vision politique. Et font accessoirement mais d’une autre manière (quoi que…) la même chose que leurs adversaires.
Nous devons tous participer à la reflexion qui ne manquera pas de s’engager sur ce thème car nous sommes tous finançeurs, entreprises ou salariés, des fonds de la formation et donc tous concernés à un moment ou un autre de notre vie professionnelle
Il faut absolument se situer dans une vision long terme que chacun (individu ou organisation) doit pouvoir se réapproprier pour autant que l’intérêt collectif prime sur l’attente individuelle.
A l’heure des débats de façade et des lois proposées au gré des soubresauts de l’actualité, poser le problème de la formation initiale et celui de la formation continue en cohérence permet d’inscrire le débat dans une véritable logique citoyenne et la politique dans son rôle le plus noble, celui de penser notre futur.
Il y a les promesses électorales et les lois…et une réalité parfois divergente
La formation professionnelle tout au long de la vie se heurte à une double difficulté. D’une part, les salariés souhaitant utiliser leur DIF doivent obtenir l’autorisation de leur employeur or dans les TPE qui constituent 95% du paysage économique ce n’est pas évident si les heures de formation se déroulent pendant le temps de travail. Et si ces heures de formation sont effectuées en dehors du temps de travail, la difficulté pour le salarié de « trouver le temps » semble inévitable
Autre problématique, la prise en charge des actions de formation par l’OPCA compétent est fortement réduite pour les TPE depuis 2010 du fait de la contribution sur la sécurisation des parcours professionnels mis à la charge des OPCA