Sport ou …. ???

La Qatar, grand pays de football et de Handball devant l’éternel vient d’obtenir consécutivement l’organisation d’une coupe du monde dans chacune de ces disciplines. Mathieu Bastareaud et Louis Picamoles n’iront pas à la coupe du monde en Nouvelle Zélande, ayant voulu faire porter aux habitants du pays du long nuage blanc la responsabilité d’une querelle personnelle. Le joueur de l’OM M’Bia accuse des problèmes physiques à chaque fois qu’il renégocie son salaire et Contador va passer au purgatoire, histoire de calmer les foules en colère contre le dopage.

Sans rentrer dans le débat des soupçons sur les conditions d’attribution ou la réalité des critères de choix sportifs, il est utile de porter un regard différent sur les motivations des grands pays à laisser faire ce qui indéniablement perturbera les amoureux et les supporters des sports en question.

Et reviennent alors invariablement des logiques financières ou géopolitiques. Depuis le Raibow Warrior, on ne souhaite plus rentrer en conflit avec la Nouvelle Zélande. Au moment où le Maghreb et le proche Orient sont en ébullition, il s’agit d’apporter son soutien au monde arabe. Alors que les économies occidentales sont plus que fortement endettées, les petrodollars du golfe garantissent le financement de la fuite en avant.

Et si effectivement il faut se battre pour trouver des solutions durables aux crises actuelles, l’exemplarité du sport est un enjeu sociétal. Or rattrapé depuis longtemps par ces fonctionnements douteux qui ne gangrennent pas que lui, le sport perd sa crédibilité et ne constitue plus le modèle qui permet de démontrer qu’à force de volonté et d’engagement, il est possible de lutter contre la fatalité sociale.

Passé du statut de sport à celui de spectacle, il tombe dans l’escarcelle des enjeux de pouvoir et ne peut plus constituer pour les jeunes générations un rêve d’évasion

Et Elder Camara n’a-t-il pas relevé que  » lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve, alors que lorsqu’on rêve à plusieurs, c’est déjà une réalité. L’utopie partagée étant  le ressort de l’histoire »

Post to Twitter

Laisser un commentaire